Bonjour à tous, visiteurs, adhérents et futurs adhérents,
Nous vous rappelons que le Moulin est ouvert au public, depuis l’année dernière
un important travail de rénovation des machines a été accompli.
Chaque machine a été rénovée comme vous pouvez le constater ci-dessous :
Broyeur à cylindre ( 1910 )
Machine pour le décorticage du son
Convertisseur ( 1900 )
Aplatisseur ( 1950 )
Broyeur à marteaux ( 1950 )
La machine à coudre du moulin
C’est comme si le temps s’était arrêté pour elle, toujours là, au milieu des autres machines
toutes plus bruyantes les unes que les autres, claquement des courroies,
cliquetis des godets et des cylindres, chute de la cascade qui animera le moulin,
le temps où elle devait coudre et ravauder les nombreux sacs en toile de jute
que le meunier remplirait de farine de blé.
Le moulin est resté inanimé pendant une décennie, le bric à brac et la poussière
ont fait place aux sacs de grains de blé entreposés par l’ancien meunier.
Mais voilà, la cloche du meunier sonne….le moment de la renaissance.
Les aspirateurs, balais, brosses, pelles, tout s’agite autour de la machine à coudre,
la naissance de l’association donne le feu vert au grand nettoyage.
Chaque machine aura son tour, mais la machine à coudre sera la première de la liste.
Cela commence par le démontage, le tablier et déposé, décapé tout en gardant sa belle couleur d’origine,
les quatre pieds sont brossés puis traités, ensuite c’est le déblocage et le nettoyage de la rouille,
les mille et une petites pièces sont mises dans des récipients afin d’être trempée dans le gazole,
ainsi la machine à coudre à retrouvé sa jeunesse,
l’atelier sent bon les odeurs de solvant d’huile et de graisse.
Finalement c’est le premier essai, elle tourne, on peut entendre le bruit
qui émane du moteur de la canette, l’aiguille et le fil peuvent à nouveau coudre….
Dans leur enfance les enfants de meuniers passaient leur jeudi (jour de congés scolaire)
à aider leur père en recousant et faisant des pièces aux sacs de blé usés par le travail
et percés par les rats.
Dorénavant cette belle machine à sa place dans la salle des sacs où vous pourrez l’admirer.
La valorisation des différents patrimoines ne contribue pas seulement au plaisir esthétique et à la qualité de vie. Elle permet aussi d’encrer une population dans son histoire et de donner du sens au territoire. Ainsi, le patrimoine est un élément consitutif de l’identité locale.
Conserver et valoriser le Moulin du Breuil, tant un patrimoine rural par sa localisation qu’un patrimoine industriel par sa fonction est un atout majeur pour le territoire et un besoin pour la collectivité.
Par ailleurs, restaurer un moulin pour qu’il produise de nouveau ; collecter la mémoire vivante, rurale et industrielle de son territoire et la faire revivre est une démarche non négligeable pour la collectivité car elle occupe désormais une place centrale dans la dynamique nouvelle des espaces ruraux. L’expérience montre qu’un bâtiment qui n’a plus de fonction sociale, ne tarde pas à disparaître.
Le Moulin du Breuil se situe en Champagne Humide dans le sud ouest du département de l’Aube dans le Pays d’Othe. Il est traversé par le ru de Bernon qui prend sa source à deux kilomètres en amont. Autrefois trois moulins s’étaient établis le long de son cours.
La commune de Chessy-les-Prés, le Hameau du Breuil :
Cette commune se trouve sur le canton d’Ervy-le-Châtel. Celui-ci regroupe 16 communes pour 23 habitants au Km². C’est un espace plat largement dédié aux prairies. Chessy-les-Prés compte 504 habitants.
Le Breuil : ce hameau est attesté comme une ancienne possession de l’abbaye de Quincy (Yonne). Son nom proviendrait du latin broilum pour broialum, mot d’origine celtique qui désigne dans les textes mérovingiens un bois, un endroit clos.
Historique du Moulin
A l’origine le moulin était à aube, il a subi des transformations liées au modernisme pour devenir un moulin à turbine, pour obtenir une plus grande puissance, nécessité d’avoir un moteur diesel monocylindre DUVANT 1940, lorsque le manque d’eau se faisait sentir. Il appartient depuis 200 ans à la famille Yot, des générations de meuniers vont se succéder. En 1968, le dernier meunier, Jean-Marie, cesse de produire de la farine panifiable, il continue à fabriquer des produits annexes, du son, et des aliments pour les animaux jusqu’en 1994.
De son origine, vers 1800, à nos jours, les nombreuses dépendances ont évoluées, que ce soit en maison d’habitation du meunier, ainsi que écurie, grange, hangars.
Lors de votre visite, vous pourrez voir les différents appareils et outils de production. Le fils du dernier meunier Michel Yot, se fait un plaisir de commenter une visite riche en information car dans son enfance il se devait d’aider son père, (coudre les sacs de jute par exemple, monter les sacs). Tous les appareils sont restés dans l’état où le dernier meunier les avait laissé. On peut constater au cours de cette visite, l’évolution de la meule en pierre jusq’aux machines à cylindre.
Le Moulin renferme une grande salle où sont exposés de nombreux sacs de jute, une belle collection qui ne demande qu’à s’agrandir, à ce sujet, si vous possédez des sacs il peut y avoir des échanges.
Aujourd’hui le moulin est en pleine restauration et ne tourne pas pour l’instand, grâce aux nombreux adhérents qui se mobilisent pour les travaux, la date officielle de juin 2011 sera l’anniversaire des 200 ans d’appartenance du Moulin à la famille Yot. Une grande fête devrait avoir lieu. Si vous passez par le Moulin du Breuil, vous pourrez également voir de nombreux animaux et passer une journée agréable, la famille Yot est toujours heureuse de recevoir des visiteurs.
Si vous souhaitez adhérer à ce projet, merci de contacter le Président Michel Yot.














